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mardi 16 janvier 2018

Marche pour la vie 2018

https://www.enmarchepourlavie.fr/

Jean-Pierre Chevènement est un idéologue dangereux !

 !

Président de la Fondation pour l'islam de France, l'ancien ministre de l'Éducation nationale a plusieurs fois rencontré le président Macron afin de lui exposer sa vision de la laïcité. Il est certain que ses positions sur ce sujet orienteront une partie des décisions du chef de l'État. Il vient d'accorder à Valeurs Actuelles (n° 4232 du 4 janvier 2018) un passionnant, et terrifiant, interview.

Des positions dogmatiques

Ce qui frappe dans cet entretien c'est le nombre de positions dogmatiques, sans aucun lien avec la réalité, défendues par le " Che ". « L'islam peut s'accommoder de la laïcité » affirme, péremptoire l'ancien ministre. Il s'agit d'une pétition de principe ne reposant sur aucun fait. Où et quand cette intéressante expérience a-t-elle été menée avec succès ? La réalité est que toutes les tentatives de laïcisation de l'islam ont été des échecs : en Turquie, en Irak, en Iran, en Égypte, etc.

« La loi républicaine régit le temporel. Le spirituel appartient à chacun ». Le drame, pour M. Chevènement, c'est que toutes les religions, sans aucune exception, ont des conséquences temporelles car elles portent en elles-mêmes une conception de l'homme qui influence leur vision de l'organisation de la société. Toute société politique a pour fondement une anthropologie d'essence religieuse. Ainsi l'égalité en dignité, ou non, de l'homme et de la femme repose sur une conception de l'être humain – homme ou femme – d'origine religieuse qui impacte la vie sociale.

« L'émergence d'un islam de France cultivé constitue la vraie réponse ». Quel mépris ! Quelle suffisance ! Quel aveuglement ! Ainsi donc, pour M. Chevènement plus on serait un musulman « cultivé » plus on serait perméable à la laïcité, et inversement. C'est oublier un peu vite que parmi les terroristes islamistes, nombreux sont ceux qui ont un niveau d'études tout à fait honorable, en particulier d'ingénieurs.

« Le personnel politique de droite comme de gauche n'est pas massivement influencé par la religion, même catholique ». Pour être franc on s'en doutait un peu ! En revanche, une grande partie de notre personnel politique est encore plus ou moins consciemment de culture chrétienne voire catholique, ce qu'a confirmé l'intéressant ouvrage de Samuel Pruvot à l'occasion des élections présidentielles, Les candidats à confesse. La laïcité semble cependant bien dépourvue quand il lui faut répondre à la question pourtant essentielle : Comment distinguer l'expression religieuse – interdite dans l'espace public – et l'expression culturelle – digne de toutes les louanges ? Une crèche est-elle une manifestation religieuse ou culturelle ? Ce sont aujourd'hui les juges du Conseil d'État ou de la Cour européenne des droits de l'homme qui en décident, ce qui est toucher du doigt l'ampleur du drame q ue nous vivons. La solution serait peut-être une crèche sans l'Enfant-Jésus ou avec l'Enfant-Jésus surmonté de l'inscription : "Cet enfant n'est pas Dieu" ?

Des vœux pieux

M. Chevènement appelle tous les citoyens « à la lumière de la raison naturelle, à s'entendre sur une définition de l'intérêt général ». On en rit encore à s'en briser les côtes, dans les madrasas du Pakistan ou d'Afghanistan comme à l'université Al-Azhar ou dans les écoles coraniques du Maghreb. Qu'est-ce que la raison face à la parole de Dieu ? Pour un pieux musulman, il n'y a pas à raisonner mais à chercher les bonnes réponses dans le « saint coran ». Dieu, transcendant, est au-delà de la raison. Il n'est pas lié par la raison. Nous nous permettons de recommander à M. Chevènement la lecture du discours de Ratisbonne du pape Benoît XVI, le 12 septembre 2006, à propos des rapports entre la raison et la foi, en particulier dans l'islam.

Logiquement, le président de la Fondation pour l'islam de France note à propos de nos « concitoyens de confession ou de tradition musulmane » que leur « avenir est en France et avec la France et nulle part ailleurs ». Même François Hollande, dans son livre d'entretiens, Un président ne devrait pas dire ça, s'était aperçu qu'une « partition » était en cours. Cette réalité ne semble pas effleurer l'esprit de l'ancien maire de Belfort.

Enfin, quelqu'un pourrait-il signaler à M. Chevènement que le temps des hussards noirs de la République est irrémédiablement révolu. Ils étaient le fruit d'une morale chrétienne laïcisée, celle de l'impératif catégorique kantien. Un jour de mai 68, on s'est aperçu que cette morale sécularisée était, en réalité, sans fondements. Elle s'est alors écroulée comme un château de sable.

De sombres lendemains

Il est à craindre que nous ne soyons dans un déni de réalité s'appuyant sur une immense vanité : la laïcité à la française résoudra toutes les difficultés, pour la raison simple que ce concept est celui auquel adhèrent des hommes de la qualité de Jean-Pierre Chevènement éclairés par la lumière infaillible de leur raison. Cette raison n'excluant d'ailleurs pas une part de lâcheté mais aussi de complicité, disons affective, avec l'islam de la part d'un nombre grandissant de nos responsables politiques.

Tout cela nous promet des lendemains qui ne chanteront guère.

Jean-Pierre Maugendre


Pour en savoir plus :

Ouvrages vendus sur le site www.renaissancecatholique.org)



Editeur : Renaissance Catholique
http://www.renaissancecatholique.org

PEQUEÑO APUNTE DEL DÍA | CATAPULTA

http://catapulta.com.ar/?p=4755

samedi 13 janvier 2018

Safe-Abortion Fund architect receives pontifical honor | News | LifeSite

Safe-Abortion Fund architect receives pontifical honor | News | LifeSite

Safe-Abortion Fund architect receives pontifical honor

Featured Image
Lilianne Ploumen Shutterstock

January 12, 2018 (Lepanto Institute) – On January 12, reports began surfacing on Twitter that Lilianne Ploumen, former minister for Foreign Trade and Development Cooperation in the Netherlands, was honored by Pope Francis with the title of Commander in the Pontifical Equestrian Order of St. Gregory the Great. 

The Lepanto Institute was able to confirm from a December 22, 2017, Dutch radio broadcast that Ploumen indeed received the honor. In a brief video clip promoting the broadcast, Ploumen displays the medal while saying that she received it from the Pope.

Here is a crude translation of the exchange:

BNR: And this is the umpteenth prize that Lilianne Ploumen observes, won in 2017 and from whom they came.

Ploumen: Yes, it is a high distinction from the Vatican; from the pope.

BNR: From the pope.

Ploumen: Beautiful.

BNR: Yes.

Ploumen: It is Commander in the order of St. Gregory.

BNR: And that despite that you are pro-abortion.

Ploumen: Yes, you can check.

To say that Lilianne Ploumen is "pro-abortion" is an extreme understatement and doesn't even come close to the scandalous reality of her activism.

In January 2017, after U.S. President Donald Trump reinstated the Mexico City Policy, Ploumen launched a new NGO called She Decides to provide mass amounts of funds to organizations that would no longer receive funds from the U.S. government. The Mexico City Policy automatically denies U.S. funding for international organizations that perform or promote abortion.

Referring to the Mexico City Policy as a "Global Gag Rule," Ploumen stated that the intention of She Decides was to continue support for existing programs being run by organizations such as the United Nations Population Fund (UNPFA), the International Planned Parenthood Federation and Marie Stopes International. She said, "These are successful and effective programs: direct support, distributing condoms, making sure women are accompanied at the birth, and making sure abortion is safe if they have no other choice."

By July 2017, Ploumen's program had raised more than $300 million.

In October 2017, Ploumen wrote an article for the Financial Times, in which she emphatically stated, "America's regressive policies on abortion are a calamity for girls' and women's rights that the rest of the world must counter."

Ironically, just a few days ago, Ploumen was awarded the Machiavelli Prize "for her campaign for the safe abortion fund SheDecides." The article on the award indicates that "The Machiavelli prize is awarded to a person or organization which the jury considers has excelled in public communication. In particular, the jury praised the speed at which SheDecides was set up and went global."

It is worth noting that from 2004 to 2007 Ploumen was the director of programs and on the board of directors for CORDAID, the Dutch Catholic aid relief agency that was caught funding Planned Parenthood and dispensing contraception.

But Ploumen's anti-Catholic activity isn't restricted to abortion. In September 2017, Ploumen participated in the United Nations LGBTI Core Group.  As the first speaker at the event, Ploumen noted that "LGBTI rights are human rights."  In her opening remarks, she said, "We cannot be complacent. (Today) in more than 70 countries homosexuality is still criminalized … stigma against LGBT people continue all over the world."

In 2014, Ploumen ended foreign aid to the country of Uganda for passing a bill banning sodomy and same-sex "marriage."

In February 2010, Ploumen called on LGBT activists to descend upon and disrupt Mass at St. John the Baptist Cathedral, wearing pink triangles with the words "Jesus excludes no one." The reason?  She and other pro-LGBT activists were protesting the Church's moral teaching regarding homosexuality.

The Pontifical Equestrian Order of St. Gregory the Great was established in September 1831 by Pope Gregory XVI. The honor of membership in the Order is conferred on individuals for their "personal service to the Holy See and to the Roman Catholic Church, through their unusual labors, their support of the Holy See, and their excellent examples set forth in their communities and their countries."

It remains to be seen what service Lilianne Ploumen has provided for the Catholic Church or the Holy See, given her staunch support for homosexuality, abortion and contraception. Given that the one thing that Lilianne Ploumen is known for in the past year is the establishment of a fund that provides hundreds of millions of dollars to organizations that commit abortion and dispense contraception, it is difficult, if not impossible, to separate her recent Pontifical honor from this grievous and scandalous act.

vendredi 12 janvier 2018

Entrevista a mons. Schneider sobre Profesión de verdades, y comunión divorciados vueltos a casar

Entrevista a mons. Schneider sobre Profesión de verdades, y comunión divorciados vueltos a casar

Entrevista a mons. Schneider sobre Profesión de verdades, y comunión divorciados vueltos a casar

IMPORTANTE: Rorate Caeli entrevista a monseñor Athanasius Schneider en relación con la Profesión de las verdades inmutables, y la comunión para los divorciados vueltos a casar

Monseñor Athanasius Schneider –obispo auxiliar de Astaná (Kazajistán) y uno de los tres firmantes originales de la Profesión de verdades inmutables aparecida esta semana en respuesta a Amoris Laetitia y a la aprobación oficial del papa Francisco de la administración de la Sagrada Comunión a algunos católicos «divorciados y vueltos a casar»– fue entrevistado por Rorate Caeli tras la publicación del documento.

En esta dirección pueden leer más sobre el documento original. Instamos a todos los medios y blogs católicos a reproducir la entrevista en su totalidad. Eso sí, les rogamos que citen como fuente a Rorate Caeli [y a Adelante la FE para la versión en castellano, N. del T].

RORATE CAELI (RC): Vuestra Excelencia lleva muchos años dando la cara en lo que se refiere a la restauración de la liturgia tradicional. Ahora, junto con los arzobispos Peta y Lenga ha dado la cara enérgicamente en defensa del matrimonio después de la publicación de  Amoris Laetitia. ¿Que les ha llevado a la conclusión de que ha llegado la hora de responder?

MONSEÑOR ATHANASIUS SCHNEIDER (MAS): Tras la publicación de Amoris Laetitia, varios prelados y conferencias episcopales comenzaron a publicar normas pastorales para los supuestos «divorciados vueltos a casar». Hay que afirmar que para el católico no existe el divorcio, porque un vínculo sacramental válido de matrimonio rato y consumado es totalmente indisoluble, e incluso el vínculo del matrimonio natural es de por sí igualmente indisoluble. Es más, para el católico sólo hay un matrimonio válido en tanto que viva su legítimo cónyuge. Por tanto, en este caso no se puede hablar de segundas nupcias.

La expresión «divorciados que se han vuelto a casar» es, por consiguiente, equívoca y engañosa. Por ser un expresión conocida, sólo la escribimos entrecomillada o precedida de un adjetivo como supuesto o llamado. Las mencionadas normas pastorales para los supuestos divorciados vueltos a casar, enmascaradas en una retórica rayana en la sofística, consideran básicamente la admisión de los «divorciados recasados» a la Sagrada Comunión sin el requisito de la indispensable condición establecida por Dios de que no se viole el sagrado vínculo conyugal mediante una relación sexual habitual con alguien que no sea el legítimo cónyuge. Se ha llegado a un extremo  en este proceso de reconocimiento implícito del divorcio en la vida de la Iglesia con la reciente orden del papa Francisco de publicar en los Acta Apostolicae Sedis una carta en la que aprobaba normas semejantes a las promulgadas por los obispos de la región pastoral de Buenos Aires.

A este acto siguó una declaración de que dicha aprobación pontifica pertenecería al Magisterio auténtico de la Iglesia. Dado que tales normas pastorales contradicen la divina Revelación, que prohíbe tajantemente el divorcio, así como las enseñanzas y la práctica sacramental del magisterio ordinario infalible y universal de la Iglesia, nos vimos obligados en conciencia, como sucesores de los Apóstoles, a levantar la voz y reiterar la doctrina y la práctica inmutables de la Iglesia en relación con la indisolubilidad del matrimonio sacramental.

RC: ¿Ha publicado oficialmente la conferencia episcopal kazaja una interpretación de Amoris Laetitia? ¿Tiene pensado hacerlo, o quiere decir esta carta que la conferencia cree que no es posible entender Amoris Laetitia de un modo que se ajuste a la ortodoxia, o que sea de alguna manera compatible con el Catecismo, la Escritura y la Tradición?

MAS: El texto de la Profesión de verdades no es un documento de la conferencia episcopal kazaja, sino de los obispos que lo firmaron; nada más. Nuestra conferencia no consideró necesario promulgar normas pastorales para interpretar Amoris Laetitia. Aunque a consecuencia de setenta años de materialismo comunista la plaga del divorcio está extendida en nuestra sociedad, y también tenemos en nuestras parroquias casos de «divorciados vueltos a casar», no se atreverían a pedir que les dieran la Sagrada Comunión, ya que gracias a Dios la conciencia de pecado está arraigadísima en las almas, incluso en la sociedad civil.

En nuestro país la gente peca como en todas partes, pero el pueblo todavía reconoce lo que es pecado, y por tanto hay esperanza de conversión y de divina misericordia para esos pecadores. Para nuestros feligreses –incluso para los que están «divorciados y vueltos a casar»–, sería como una blasfemia exigir que se les permitiera comulgar mientras siguen cohabitando con una persona que no es su legítimo cónyuge. Por tanto, nuestra conferencia no consideró necesario publicar normas al respecto.

RC: Se enviaron al Papa los famosos dubia, así como una corrección filial firmada en mayor parte por laicos, y en ambos casos ha dado la callada por respuesta. Sin embargo, muchos piensan que Francisco ya ha respondido en cierto modo al aprobar oficialmente las instrucciones al parecer heréticas de los obispos bonaerenses para los divorcriados que se han vuelto a casar y siguen conviviendo. ¿Debemos esperar algo más de Francisco a este respecto? 

MAS: Los obispos de Buenos Aires no han expresado de forma directa una herejía. Ahora bien, en casos particulares permiten que personas divorciadas que se han vuelto a casar reciban la Sagrada Comunión a pesar de que no desean dejar de mantener relaciones sexuales con una persona con la que no están casadas. Ese ese caso, las mencionadas instrucciones pastorales niegan en la práctica, de forma por tanto indirecta, la verdad divinamente revelada de la indisolubilidad del matrimonio. Se da la triste circunstancia de que el Papa ha aprobado esas instrucciones. De esa manera el Papa ha respondido, en mi opinión, de forma directa el primer dubium y de forma indirecta los otros cuatro dubia. Lo único que podemos esperar es que por nuestros ruegos, oraciones y sacrificios el papa Franscisco responda de forma claramente inequívoca los cinco dubia de un modo que se ajuste a las enseñanzas del magisterio infalible ordinario y universal en ese sentido.

RC: El peligro para los fieles se ha hecho patente, no sólo desde la promulgación de Amoris Latetitia, sino nada más por las cosas que se hablaron en los sínodos. Nadie puede negar la confusión que todo ello ha causado. Sin embargo, de forma muy parecida a como el tiempo que demoró en publicarse la Humanae Vitae disminuyó su utilidad, ¿diría Vuestra Excelencia que ya es tarde para impedir el daño, sobre todo ahora que el Papa ha autorizado oficialmente a los divorciados vueltos a casar a recibir la Sagrada Comunión?

MAS: Debemos tener presente que la Iglesia no está en nuestras manos, ni siquiera en las del Papa, sino en las todopoderosas manos de Cristo, y no podemos por tanto afirmar si ya es tarde para impedir el daño. Podemos también aplicar la siguiente afirmación de San Pablo a lo que está sucediendo en el seno de la Iglesia: «Donde abundó el pecado sobreabundó la gracia» (Rom. 5, 20). Dios ha permitido la extraordinaria confusión moral y doctrinal que atraviesa la Iglesia para que una vez pasada la crisis la verdad reluzca con más esplendor y la Iglesia se vuelva espiritualmente más bella, sobre todo en los matrimonios, las familias y los pontífices.

RC: Hemos tenido noticia de que desde hace más de un año es inminente una corrección formal de parte de los cardenales, pero hasta ahora no ha pasado nada. ¿Qué es lo que cree que la está impidiendo?

MAS: Ante el presente eclipse temporal y parcial de la función magisterial del Papa en lo que se refiere concretamente a la defensa y aplicación práctica de la indisolubilidad del matrimonio, los integrantes de los colegios episcopales y cardenalicios tienen que asistir al Sumo Pontífice en este debe magisterial haciendo profesión pública de las inmutables verdades que el magisterio ordinario y universal, es decir, lo que a lo largo de todos los tiempos han enseñado los papas y la totalidad de los obispos con relación a la doctrina y a la práctica sacerdotal del matrimonio.

RC: ¿Qué pasará si varios cardenales hacen una corrección formal y Francisco sigue aprobando oficialmente que las conferencias episcopales permitan que se administre la Comunión a algunos divorciados que se hayan vuelto a casar?

MAS: Desde los primeros siglos existe el siguiente principio en la doctrina católica tradicional: Prima sedes a nemine iudicatur. Esto es, que la cátedra episcopal primada de la Iglesia –la del Papa– no puede ser juzgada por nadie. Cuando los obispos le recuerdan respetuosamente al Romano Pontífice la verdad inmutable y la disciplina de la Iglesia, no juzgan con ello la autoridad de la cátedra primada. En vez de ello actúan como colegas y hermanos del Papa. La actitud hacia él de los prelados deber ser colegial, fraterna, no servil, y siempre sobrenaturalmente respetuosa, como se recalcó en el Concilio Vaticano II, en particular en los documentos Lumen gentium y Christus Dominus. Hay que seguir profesando la fe inmutable y rezar todavía más por el Papa, y luego, sólo Dios puede intervenir; sin ninguna duda que lo hará.

RC: ¿Qué diría Vuestra Excelencia al católico típico que va a Misa pero tal vez no esté al tanto de los politiqueos de la Iglesia como los lectores de Rorate, los católicos de a pie que en los últimos años han oído decir al Papa tantas cosas que confunden, cosas que parecen contrarias a lo que (esperamos) se les ha enseñado toda la vida? ¿Y cómo reaccionan los católicos serios cuando los modernistas les preguntan sin son más papistas que el Papa?

MAS: En primer lugar, esos católicos tienen que seguir leyendo y estudiando el Catecismo inmutable, y sobre todo los grandes documentos doctrinales de la Iglesia. Documentos como por ejemplo los decretos del Concilio de Trento sobre los sacramentos; encíclicas como Pascendi de S. Pío X, Casti connubii de Pío XI, Humani generis de Pío XII y Humanae vitae de Pablo VI; el Credo del pueblo de Dios de Pablo VI; la encíclica Veritatis splendor de Juan Pablo II, y su exhortación apostólica Familiaris consortio. Estos documentos no reflejan el sentido personal y efímero de un papa o un sínodo pastoral. Al contrario, reflejan y reproducen el magisterio infalible ordinario y universal de la Iglesia.

En segundo lugar, deben tener presente que el Papa no es creador de la verdad, de la fe ni de la disciplina sacramental de la Iglesia. Ni el Papa ni la totalidad del Magisterio están «sobre la Palabra de Dios, sino que la sirven, enseñando solamente lo que les ha sido confiado» (Concilio Vaticano II, Dei Verbum, 10). El Concilio Vaticano Primero enseñó que el carisma ministerial de los sucesores de San Pedro «no quiere decir  que puedan dar a conocer alguna doctrina nueva, sino que, por asistencia [del Espíritu Santo] ellos puedan guardar santamente y exponer fielmente la revelación transmitida por los apóstoles» (Pastor aeternus, chap. 4).

Y en tercer lugar, el Papa no puede ser el centro focal de la vida diaria de fe de un católico fiel. Por el contrario, el centro focal debe ser Cristo. De lo contrario, seríamos víctimas de un papocentrismo demente, una especie de papolatría, actitud que es contraria a la tradición de los apóstoles, los Padres de la Iglesia y la tradición mayor de la Iglesia. El llamado ultramontanismo de los siglos XIX y XX ha alcanzado su cenit en nuestros tiempos y creado un papocentrismo y una papolatría que son una locura. Veamos un ejemplo: hubo en Roma a finales del siglo XIX un célebre monseñor que solía llevar grupos de peregrinos a las audiencias papales. Antes de hacerles pasar ante el Sumo Pontífice para que lo vieran y escucharan, les decía: «Escuchad atentamente las palabras infalibles que saldrán de la boca del Vicario de Cristo.» Es indudable que semejante actitud es una caricatura del ministerio petrino y contraria a la doctrina de la Iglesia. Y sin embargo, en nuestros tiempos, no son raros los católicos, sacerdotes y obispos que manifiestan en sustancia la misma actitud ridícula hacia el sagrado ministerio del sucesor de San Pedro.

Según la tradición católica, la verdadera actitud que se debe tener hacia el Papa debe ser la misma moderación sensata, con inteligencia, lógica, sentido común, espíritu de fe y, por supuesto, sentida devoción. Pero tiene que haber una síntesis equilibrada de todas esas características. Esperamos que después de la crisis actual la Iglesia adquiera una actitud más equilibrada y sensata hacia la persona del Romano Pontífice y hacia su sagrado e indispensable ministerio en la Iglesia.

(Artículo original. Traducido por J.E.F)

Edición en español del prestigioso blog tradicionalista internacional RORATE CÆLI especializado en noticias y opinión católica. Por política editorial no se permiten comentarios en los artículos