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samedi 26 septembre 2015

18ème dimanche après la Pentecôte (Rite Extraordinaire)



pentecote-18
Évangile selon saint Matthieu (9, 1-8)
En ce temps-là, montant en barque, Jésus refit la traversée et vint dans sa ville. Et voici qu’on lui présenta un paralytique étendu sur un lit. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : « Courage, mon fils ! tes péchés te sont remis. » Quelques scribes alors se dirent en eux-mêmes : « Cet homme blasphème ! » Mais Jésus, qui connaissait leurs pensées, leur dit : « Pourquoi ces pensées méchantes en vos cœurs ? Quel est le plus facile, de dire : ‘Tes péchés te sont remis’, ou de dire : ‘Lève-toi et marche ?’ Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir sur terre de remettre les péchés... je te l’ordonne, dit-il alors au paralytique, lève-toi, prends ton lit et va chez toi. » Et, se levant, il s’en alla chez lui. À cette vue, les foules furent saisies de crainte, et elles glorifièrent Dieu, qui avait donné aux hommes un tel pouvoir.
Jésus n’exige pas toujours la foi des malades qui demandent leur guérison, par exemple, lorsqu’ils ont perdu la raison, ou que leur âme est absorbée par l’excès de la douleur ; c’est pour cela que l’Évangéliste ajoute : « Or, Jésus voyant leur foi », etc.
S. Jean Chrysostome (hom. 30)
Pour récompenser cette foi si grande, il fait éclater lui-même sa puissance, et par la plénitude de son pouvoir il remet les péchés au paralytique en lui disant : « Ayez confiance, mon fils, vos péchés vous sont remis ».
S. Jean Chrysostome (hom. 30)
Admirable humilité ! Jésus appelle son fils un homme délaissé, infirme, anéanti dans tous ses membres, et que les prêtres dédaignent de toucher. Il peut encore l’appeler justement son fils, parce qu’il lui a remis ses péchés.
S. Jérôme
Jésus ne détruisit pas le soupçon qu’ils avaient, que c’était comme Dieu qu’il disait : « Vos péchés vous sont remis ». S’il n’était pas l’égal de Dieu son Père, il devait dire : Je suis loin d’avoir la puissance de remettre les péchés. Loin de là, il établit le contraire et par ses paroles, et par le prodige qu’il opère. Il ajoute donc : « Qu’est-il plus facile de dire : Vos péchés vous sont remis, ou de dire : Levez-vous et marchez ? » Plus l’âme est supérieure au corps, plus aussi la guérison de l’âme par la rémission des péchés, l’emporte sur la guérison du corps. Mais ce dernier prodige étant visible, tandis que le premier ne l’est pas, Jésus l’opère quoiqu’il soit moindre, pour rendre certain le premier qui est moins évident.
S. Jean Chrysostome (hom. 30)
La foule, à la vue de ce miracle, fut saisie de crainte ; en effet, c’est un grand sujet d’effroi de tomber entre les mains de la mort avant que Jésus-Christ nous ait pardonné nos péchés, car sans ce pardon il n’y a point de retour possible dans notre éternelle demeure. Lorsque cette crainte vient à cesser, on rend gloire à Dieu de ce que par le moyen de son Verbe il a donné aux hommes le pouvoir de remettre les péchés, de ressusciter les corps et de rouvrir les portes du ciel.
S. Hilaire (can. 8 sur S. Matth)