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mardi 31 octobre 2017

Reportage photos du XXVI° pèlerinage à Notre-Dame de Lujan en Argentine - 12 Octobre 2017

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Quelle conduite tenir avec les pécheurs publics ?, par M. l'abbé Hervé Gresland - 30 octobre 2017

Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X - FSSPX - SSPX - La Porte Latine - Catholiques de Tradition - Mgr Lefebvre - Mgr Fellay - Quelle conduite tenir avec les pécheurs publics ?, par M. l'abbé Hervé Gresland - 30 octobre 2017


Comment pouvons-nous et devons-nous agir envers les pécheurs publics ? En raison du contexte général de la société dans laquelle nous vivons aujourd'hui, ce problème se pose souvent à nous avec acuité. Rappelons les grands principes catholiques qui doivent éclairer la pratique, afin d'essayer d'y voir plus clair pour résoudre les cas pénibles qui surviennent malheureusement dans nos familles.

Commençons par expliquer ce qu'est un pécheur public : c'est une personne qui vit dans le péché grave, dont le péché est vraiment scandaleux, et est notoire de fait ou de droit. « Qui vit dans le péché » signifie que les péchés en question ne sont pas seulement des actes passagers, mais qu'ils créent une situation habituelle.

Les pécheurs publics sont en premier lieu les personnes qui ont fait défection de la foi catholique, qui ont quitté l'Église pour aller dans des groupes ou sectes non catholiques, ou vivent dans l'impiété (1).

Ce sont ensuite celles qui ont un état de vie ou une activité gravement peccamineux. Selon les époques on y a rangé ceux qui s'adonnent à la magie, les usuriers, les femmes de mauvaise vie, etc.

Le cas le plus fréquent de péché public est celui de personnes qui vivent ensemble sans être mariées. En effet leur relation coupable est un fait public, que tout le monde peut voir. Qu'elles soient unies ou non par un « mariage civil » ne change rien à leur situation aux yeux de Dieu (2). Il n'est pas nécessaire qu'elles cohabitent, il suffit qu'elles se retrouvent souvent, et qu'il soit notoire qu'elles vivent dans le péché mortel.

Du fait de leur caractère public, ces actes revêtent une gravité particulière. Ils représentent ce qu'on appelle un scandale, c'est-à-dire un acte répréhensible qui, à cause du mauvais exemple donné aux autres, peut être l'occasion d'une chute pour le prochain qui en est témoin, en l'incitant au péché.

Le scandale peut venir des hommes qui vivent mal, mais davantage encore des faux principes que promeut le monde, en particulier cette idée que chacun est bien libre de vivre comme il l'entend, et il faut tout faire pour contrecarrer ce genre d'opinion.

Le scandale est précisément (ou formellement comme on dit en théologie) un péché contre la charité. Il convient de le rappeler à ceux qui nous reprochent de « manquer de charité » envers les scandaleux, et qui inversent ainsi la réalité : ce sont eux qui offensent la charité par leur malheureux exemple.

La conduite de l'Église

Pour savoir comment nous comporter envers les pécheurs publics, afin que notre comportement repose sur un fondement solide et non subjectif, nous allons regarder la manière d'agir de l'Église : elle inspirera notre propre attitude envers eux. En effet l'Église a le devoir d'indiquer aux hommes les péchés qui sont graves, et de les en écarter ; c'est pourquoi elle prévoit dans son droit des mesures à l'encontre des pécheurs scandaleux.

Ainsi la sainte communion doit être refusée, même en public, à toute personne dont l'indignité est certaine et publique, comme ceux qui n'ont pas la foi, ou les concubinaires connus publiquement. C'est la règle posée par le rituel romain (3), qui a été reprise par le droit canon (4) : « Doivent être écartés de l'Eucharistie ceux qui sont publiquement indignes, (…) jusqu'à ce qu'on ait des signes clairs de leur repentir et de leur amendement, et tant qu'ils n'ont pas réparé leur scandale public. » On ne peut donner l'absolution et la sainte communion à des pécheurs publics, tant qu'ils demeurent dans cet état. Pour être admises à recevoir les sacrements, ces personnes doivent s'être corrigées, et avoir réparé le scandale qu'elles ont causé.

Pour qu'un concubinaire par exemple cesse d'être pécheur public, il doit éloigner l'occasion de péché. S'il s'agit d'une personne qui a répandu un enseignement néfaste, elle devra le désavouer, et la rétractation doit être connue publiquement (5).

L'Église explique dans quel esprit et de quelle manière le prêtre doit agir : « Si un sacrement doit être refusé (à un pécheur public), il faut toujours procéder avec une extrême prudence et bonté, de sorte que tous comprennent clairement que le prêtre n'a voulu offenser personne, mais qu'il n'a eu en vue que l'honneur de la religion et le salut des âmes » (6). En effet le prêtre qui donnerait la communion se rendrait complice de la profanation du sacrement, et causerait lui-même un grave scandale.

L'Église détourne le plus possible les fidèles du mariage avec les pécheurs publics ou avec les non catholiques, comme avec ceux qui auraient abandonné la foi ; ceci en raison du danger de perversion pour le conjoint catholique et pour les enfants. « Ce danger n'est ordinairement que trop réel ; aussi, instruite par l'expérience, l'Église ne permet que très difficilement de telles alliances et ne dispense qu'à contrecœur de cet empêchement. Le droit divin lui interdit du reste de déclarer ces unions licites tant que le danger de perversion religieuse des intéressés n'est pas suffisamment écarté » (7).

Le droit canon statue encore : « Ceux qui ont commis le délit public d'adultère, ou qui vivent publiquement dans le concubinage, doivent être exclus des actes légitimes ecclésiastiques, jusqu'à ce qu'ils aient donné des signes de repentir » (8). Ce qu'on appelle actes légitimes consiste surtout à être parrain ou marraine de baptême ou de confirmation.

Enfin les pécheurs publics n'ont pas le droit à la sépulture ecclésiastique. Voici ce qu'en dit le droit de l'Église : « Sont privés de la sépulture ecclésiastique, à moins qu'ils aient donné avant leur mort des signes de pénitence : les apostats notoires de la foi chrétienne, ou les membres d'une secte hérétique ou schismatique, ou d'une secte maçonnique ou d'autres sociétés du même genre ; (…) les autres pécheurs publics et manifestes » (9).

La coopération au mal

Ce que nous avons dit de la manière d'agir de l'Église va éclairer notre comportement envers les pécheurs publics, pour savoir comment nous conduire pratiquement avec eux. Les règles qui dictent la conduite à suivre sont celles de la coopération au mal, c'est-à-dire de la participation à un acte mauvais posé par le prochain.

La coopération coupable au péché peut prendre des formes très diverses. Il y a la coopération effective, ou positive, qui exerce une réelle causalité sur l'acte accompli par le prochain : conseiller le mal, le louer, le prendre sous sa protection de quelque manière, prendre sa défense, y participer. Et il y a des formes négatives de coopération : ne pas avertir, ne pas y mettre obstacle, ne pas manifester, quand on aurait dû le faire.

On ne peut d'aucune façon approuver un péché, ou le favoriser de quelque manière. Toute approbation d'un acte mauvais est nécessairement coupable, puisqu'elle s'associe à l'intention mauvaise de celui qui l'accomplit.

Remarquons bien que dans les dernières formes de coopération que nous avons citées (ne pas avertir, ne pas mettre obstacle), on n'a pas posé d'acte, on n'a rien fait. Ce sont pourtant des péchés par omission. En effet laisser faire une mauvaise action peut être coupable. Car il ne suffit pas pour plaire à Dieu de ne poser aucun acte positif, il faut encore assumer ses devoirs contre le mal. S'il n'y a pas de raison sérieuse contraire ou d'inconvénient trop grave, la charité demande d'essayer d'empêcher

la faute du prochain ou de ne pas y concourir, même matériellement. Les péchés d'autrui peuvent nous être imputés à nous aussi, si nous y avons coopéré en ne faisant rien pour les empêcher (10).

L'omission de la correction fraternelle fait donc partie de la coopération négative (11). On est coupable quand on se tait, alors qu'on aurait dû parler : « Qui ne dit mot consent », dit l'adage. Il faut le faire avec tact et délicatesse, certes, comme on souhaiterait que l'on fasse avec nous-mêmes ; mais cela n'empêche pas la fermeté sur le fond. Les parents (à l'égard de leurs enfants) et les supérieurs (à l'égard de leurs inférieurs) ont un devoir spécial de correction et de monition.

Le bien commun

Parmi les principaux éléments à considérer pour déterminer notre attitude en ce domaine se trouvent le bien commun et les dommages qui peuvent lui être causés. En effet les péchés publics ont un impact social. On constate facilement l'effet dévastateur du mauvais exemple. Toute faiblesse, toute concession injuste à un péché public est une atteinte au bien commun, et est donc un mal.

Si l'Église prend les dispositions sévères que nous avons vues, c'est bien sûr pour l'honneur de Dieu, dont on ne se moque pas. C'est aussi afin de protéger les âmes bien portantes, et d'avertir les autres. C'est donc en vue du bien commun de la société.

Pour détruire l'esprit et la morale chrétiennes, le démon a maintenant à sa disposition tous les médias, qui répandent la corruption à grande échelle. Au nom de la tolérance – qui n'est en réalité que de l'indifférence ‒, il inspire d'accepter tous les comportements. Et nous voyons l'immoralité pénétrer partout.

Notre devoir est donc de protéger nos familles. Or leur solidité tire sa force de notre fermeté à défendre la loi de Dieu et la morale catholique, et d'en vivre réellement. Respectons et faisons respecter la loi souveraine de Dieu sur la famille, fondée sur le sacrement de mariage. Si on ne défend pas la dignité et la sainteté du mariage, on va à la ruine des familles. Ce qui nous pousse à nous montrer fermes en face du mal n'est pas un manque de cœur, mais au contraire la charité de la vérité, et l'amour du bien commun.

Pour savoir si l'on doit intervenir ou non devant un mal, il faut donc se poser ces questions : Quel est l'impact sur le bien commun ? Y a-t-il un motif suffisamment grave qui justifie que je me taise ?

Des lignes de conduite

Si les principes sont clairs, leur application aux divers cas concrets est généralement délicate. Si on ne réagit pas, on s'habitue au mal. Mais en agissant mal à propos, on peut quelquefois faire plus de mal que de bien.

Traçons quelques grandes lignes de l'attitude catholique pour éclairer notre pratique (12) :

- On ne peut regarder et traiter comme époux des personnes qui devant Dieu ne le sont pas. Il n'est donc pas permis de mettre un couple illégitime sur un pied d'égalité avec un couple marié, ou de le traiter de la même manière. Ce serait accorder un certificat de « normalité » à une situation anormale, qui offense gravement la loi de Dieu et le bien commun. Agir ainsi serait faire preuve d'esprit mondain, de lâcheté, et manquer de cette foi vive qui doit guider le vrai chrétien dans ses pensées, ses paroles et ses actes.

- Le mariage chrétien ne peut accepter de cohabiter avec le concubinage. Aussi la famille ne peut-elle jamais recevoir un faux couple lors d'une réunion familiale : le recevoir dans un contexte familial serait un dissolvant de la famille.

La famille peut accueillir son propre membre qui vit dans cet état de péché, mais seul. Le concubin ne fait pas partie de la famille, l'accès du sanctuaire familial lui est donc fermé. Peut-être le membre de la famille invité refusera-t-il de venir si son concubin ou sa concubine ne peut l'accompagner, et ainsi aucun des deux ne viendra. Mais le bien et la protection de la famille sont primordiaux.

- Si on les voit exceptionnellement tous les deux ‒ et donc en dehors du cadre familial ‒ ce doit être dans l'espoir d'éclairer les consciences, s'il y a quelque bonne volonté de leur part. Ce peut être aussi pour maintenir des liens familiaux entre parents et enfants, ou entre frères et sœurs. Mais il faut que les choses soient claires, et que de telles rencontres ne puissent être interprétées par le faux couple, ou par d'autres personnes, comme une approbation ou une caution donnée à sa situation, même si des années ont déjà passé. Il convient en particulier d'éviter tout risque d'ambiguïté chez les jeunes ou les enfants qui seraient au courant de telles entrevues.

- La fermeté dans les principes doit aller de pair avec la charité envers les personnes. Nous devons ressembler le plus possible à Dieu lui-même, Dieu qui unit la haine du péché et la miséricorde envers le pécheur : à son image, il nous faut être intraitables envers le péché, et aimer le pauvre malade. C'est l'attitude dont notre Sauveur nous a donné l'exemple avec les pécheurs publics qu'il a pu rencontrer, comme la Samaritaine, Marie-Madeleine ou la femme adultère : « Va ; désormais ne pèche plus. » Donc on ne blesse pas inutilement, on explique son attitude en toute charité. Mais aimer le pécheur, c'est justement essayer de le sortir de son péché. Et aimer les autres, c'est faire en sorte que le mal ne s'étende pas davantage par notre inaction.

Tenir compte du contexte

Comme pour tout jugement prudentiel, il faut tenir compte de tout le contexte. Il y a des gens dont les parents séparés vivent tous les deux dans l'adultère, dont les frères et sœurs sont tous ou presque dans des unions illégitimes, et il en est de même pour leurs enfants. Doivent-ils rompre avec toute leur famille ? On voit ici que le scandale se mesure aussi au nombre de personnes dans cette situation.

Autrement dit : si le cas est unique dans une famille qui est encore relativement préservée, on doit être d'autant plus résolu pour empêcher le mal de s'étendre.

Au contraire ceux qui vivent en règle sont-ils devenus l'exception ? Alors vaut la remarque de saint Paul : « il vous faudrait alors sortir de ce monde ». Citons ce passage où saint Paul nous explique l'attitude à avoir : « En vous écrivant dans ma lettre de n'avoir pas de relations avec des impudiques, je n'entendais pas d'une manière absolue les impudiques de ce monde, ou bien les cupides et les rapaces, ou les idolâtres ; car il vous faudrait alors sortir du monde. Non, je vous ai écrit de n'avoir pas de relations avec celui qui, tout en portant le nom de frère, serait impudique, cupide, idolâtre, insulteur, ivrogne ou rapace, et même avec un tel homme de ne point prendre de repas. (…) Ceux du dehors, c'est Dieu qui les jugera ».

Il nous faut donc être plus sévère avec « celui qui porte le nom de frère », celui qui est catholique ou du moins l'a été, qui a reçu une éducation catholique, qu'avec celui qui n'a connu que le monde redevenu païen qui nous entoure.

Soyez des lumières pour le monde, nous commande Notre-Seigneur, soyez le sel de la terre, capable d'empêcher la putréfaction de s'installer. Plus que jamais, de nos jours le monde a besoin de catholiques convaincus, qui vivent selon les principes de la foi et soient des exemples, avec la grâce de Dieu. C'est à ce prix que nos familles pourront être préservées, et que Notre-Seigneur Jésus-Christ continuera à en être le maître.

Abbé Hervé Gresland, prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X

Sources : Le Rocher c'est le Christ n° 109 – octobre – novembre 2017 / La Porte Latine du 30 octobre 2017

Notes

(1) On ne dira pas qu'un hindou ou un musulman par exemple est un pécheur public : il a une autre religion, il est étranger à l'Église de Jésus-Christ.
(2) Nous parlons ici de baptisés catholiques, car c'est eux qui sont sujets de l'Église, et non des personnes unies par un mariage naturel.
(3) De sanctissimo Eucharistiæ sacramento, n. 8.
(4) Canon 855 du CIC 1917 (repris dans le CIC 1983 au canon 915).
(5) Jone : Précis de théologie morale catholique, n° 457.
(6) Prümmer : Manuale theologiæ moralis, vol. III, n° 80.
(7) Vittrant : Théologie morale, n° 925.
(8) Canon 2357 §2.
(9) Canon 1240 du CIC 1917 (repris dans le CIC 1983 au canon 1184).
(10) Merkelbach : Summa theologiæ moralis, tome I, n° 487.
(11) Dictionnaire de théologie catholique, article « Coopération ».
(12) Ce sujet avait été traité par l'abbé Henry Wuilloud dans Le Rocher n° 77, juin-juillet 2012.

RORATE CÆLI: Guest Article: Martin Luther 500 Years later: prophet or revolutionary? Key-points of a thought surprisingly current

RORATE CÆLI: Guest Article: Martin Luther 500 Years later: prophet or revolutionary? Key-points of a thought surprisingly current

Guest Article: Martin Luther 500 Years later: prophet or revolutionary? Key-points of a thought surprisingly current

This day marks the quincentenary of Martin Luther's protest with his 95 theses in Wittenberg. It is common to trace back to that 31st October 1517 – supposedly the day when Luther nailed his theses to the door of the Cathedral – the beginning of the Protestant Reformation, although not all historians share this view. In fact, the real Lutheran turning point is not to be found in Luther's protest against indulgences, but rather in his "Tower experience" (or of "the latrine", as Luther also puts it, cf. Table Talks, 3232c), which will represent the Durchbruch, the 'compelling passage' to the Reformation and will be 'official' with the year 1520, when Luther composed his De captivitate babilonica Ecclesiae, offering his new doctrine about sacraments in relation to grace. The event of this anniversary has been greeted with unexpected emotion and enthusiasm in the Catholic world. For example, Cardinal Kasper, in a recent little book on Luther from an ecumenical prospective, has encouraged us to look at the former Augustinian monk as a new St. Francis of Assisi who wanted simply to live the Gospel with his brethren; Luther should be enumerated "in the long tradition of Catholics reformers that have preceded him". Very recently, Msgr. Galantino, the secretary of the Italian Bishops' Conference, said that "the [Lutheran] Reform was an event of the Holy Spirit".

Ego sum veritas = Yo soy la Verdad

Ego sum veritas = Yo soy la Verdad

Ego sum veritas = Yo soy la Verdad

Hoy se cumplen 500 años desde la rebelión del sacerdote agustino y heresiarca Martín Lutero, en la vigilia de la fiesta de Todos los Santos de 1517, cuando publicó sus «95 Tesis» en el atrio del templo de Wittenberg.

I. Anti-modelo del Evangelio

Nacido en 1483, fraile agustino, quien por no dominar sus pasiones, apostató de su fe y de su religión, excitando a la rebelión, dando los más grandes escándalos públicos. Así azuzaba a los campesinos a la guerra: Corred, matad, destruid, saquead sin escrúpulo: cuanto recojáis es vuestro.

¡Qué fundador de una «iglesia de Cristo»! «Lutero fue un glotón, a menudo borracho, blasfemo, de lenguaje procaz, iracundo de carácter, de pasiones violentas. Pero es bueno, sin embargo, que se sepa además sobre el "hombre Lutero" con su contradictoria psicología, con sus conflictos interiores, con sus altos y bajos, con sus múltiples enfermedades psíquicas y físicas, con sus dramas angustiosos en sus relaciones con la Justicia divina y la imposible abstención del pecado. Su lucha contra las "tentaciones" fue un trabajo de Sísifo».

Así como era descontrolado en el comer, lo era también en el denigrar, en el ofender, en la maledicencia, carente de inhibiciones, con su furia contra los campesinos, su autorización. De la bigamia, su odio feroz e implacable contra sus enemigos, su lenguaje procaz, su ética sexual permisiva, su negación radical de los dogmas de fe, su radical eliminación del estado religioso, y tantas otras cosas más aún que nos hace decir: ¿cómo pudo decir ese Cardenal que Lutero fue «nuestro común Maestro»?[1], también el Papa Bergoglio ha dicho que el heresiarca es un «testigo del Evangelio».

La «Reforma» de Lutero clamó contra diversas fallas de la Iglesia, eran faltas verdaderas como lo reconoce Chesterton: «Es perfectamente cierto que podemos encontrar males reales, que provocaban la rebeldía, en la Iglesia Romana anterior a la Reforma». Pero agrega enseguida «Lo que no podemos encontrar es que uno solo de esos males reales fuera reformado por la Reforma».

«La Revolución religiosa comenzó con el "libre examen" de Lutero, erigiéndose en criterio personal, en norma suprema de la verdad cristiana. En vez de aceptar el hombre las verdades de la fe tales como fueron reveladas por Dios e interpretadas y enseñadas por el Magisterio de la Iglesia, su auténtica depositaria, convirtió su propia inteligencia en "cátedra", aun contra la autoridad de la Iglesia docente».

El Padre Luigi Villa enseña:

La posición de Lutero se reduce a esto:

una Sola Escritura, sin la Tradición de la Iglesia;

una Sola Fe, sin las obras;

una Sola Gracia, sin la colaboración del hombre en su libertad moral;

un Solo Dios, sin la mediación, para su salvación, de la Iglesia y la intercesión de los Santos.

Lutero deformó el texto de la Carta a los Romanos, (3, 28), donde dice San Pablo que el hombre se justifica por la fe, sin que en ese texto original figure la palabra «sola», que añadió por su cuenta el heresiarca en la traducción de la Biblia al alemán.

II. Lutero el blasfemo

Vamos directamente a esta blasfemia sin nombre: Cristo -dice Lutero- cometió adulterio por primera vez con la mujer de la fuente de quien nos habla San Juan. ¿No se murmuraba en torno a Él? ¿Qué hizo, entonces, con ella? Después, con Magdalena; enseguida, con la mujer adúltera, que El absolvió tan livianamente. Así, Cristo, tan piadoso, también tuvo que fornicar antes de morir («Propos de table», núm. 1472, ed. de Weimar II, 107 – cfr. op. cit., pág. 235).

Leído esto, no nos sorprende que Lutero piense -como apunta Funck-Brentano- que ciertamente Dios es grande y poderoso, bueno y misericordioso (…), pero estúpidoDeus est stultissimus ­(«Propos de table», núm. 963, ed. de Weimar, I, 478). Es un tirano. Moisés procedía, movido por su voluntad, como su lugarteniente, como verdugo que nadie superó, ni aún igualó, en asustar, aterrorizar y martirizar al pobre mundo (op. cit., pág. 230).[2]

Lutero -comenta Funck-Brentano- llega a declarar que Judas, al traicionar a Cristo, procedió bajo la imperiosa decisión del Todopoderoso. Su voluntad (la de Judas) era dirigida por Dios; Dios lo movía con su omnipotencia. El propio Adán, en el paraíso terrenal, fue obligado a proceder como procedió. Estaba colocado por Dios en tal situación, que le era imposible no prevaricar (op. cit., pág. 246).

Aún coherente con esta abominable secuencia, en un panfleto titulado «Contra el pontificado romano fundado por el diablo», de marzo de 1545, Lutero no llamaba al Papa de Santísimo, según la costumbre de aquel tiempo, sino de infernalísimo (cfr. op. cit., págs. 337-338).

«Cuando la Misa haya sido subvertida, yo estoy convencido de que habremos subvertido con ella al papismo. (…). Declaro que todos los prostíbulos, los homicidios, los robos, los asesinatos y los adulterios ¡son menos malvados que esa abominación que es la Misa de los papas!».

III. Testaferro de la Revolución

La esencia de la Revolución tiene su origen en la rebelión gnóstica e igualitaria de Lucifer cuando expresó aquella frase que es la síntesis de la soberbia endiosada, y que han repetido a través de los siglos todos aquellos que se atribuyeron como propios los bienes recibidos: «Non serviam», «No quiero servir».[3] Grito que estableció en el Cielo la primera de todas las revoluciones.

En un terreno abonado por las teorías del humanismo y del renacimiento, Lutero encabezó hace cinco centurias la más importante rebeldía de los tiempos modernos. El humanismo fue reconocidamente un movimiento cultural, pero fue también un retorno al paganismo bajo el disfraz cultural.

El siglo XVIII fue testigo del desarrollo más de la rebelión que alcanzó su punto culminante con la exaltación de la razón. Devino la segunda etapa con la Revolución Francesa que renegó del Cristianismo la religión revelada, para entronizar a la fabricada «diosa razón», por lo que fueron llamados racionalistas.

«No pusieron en cuestión la existencia de Dios, por cierto, pero negaron a la Iglesia y negaron a Cristo como Verbo encarnado, aceptándolo sólo como una gran personalidad. Y aun aquel Dios, cuya existencia toleraron, ya no era el Dios uno y trino, sino un Dios remoto y vaporoso, el Supremo Arquitecto, idea inspirada en el espíritu de la masonería, que fue la gestora principal de aquella Revolución. En fin, tratose de una exaltación desmesurada de la naturaleza, con la consiguiente exclusión del entero orden sobrenatural».[4]

En 1917 se desató la tercera etapa de la rebelión. Un nuevo punto de partida para la Revolución –«la más trágica de la historia, la más sangrienta, la etapa del marxismo en el poder, vástago de la Revolución francesa, como se encargaron de señalarlo los iniciadores del nuevo movimiento. El comunismo es primariamente un fenómeno teológico, o mejor, anti-teológico. Con su anti-teísmo militante no se contentará con negar a la Iglesia (como lo hizo el protestantismo), ni a la Iglesia y a Cristo (como el deísmo racionalista), sino que pretenderá oponerse al mismo Dios. La forma que asumió fue la de una "religión invertida", la religión de la anti-teología, algo realmente demoniaco, considerando a la religión revelada por Dios como "el opio del pueblo"».[5]

El marxismo no es el efecto de una circunstancia ocasional, sino que está en perfecta continuidad con las subversiones anteriores. Ideología que Nuestra Señora de Fátima llamó error.

Como tampoco es la actual IV etapa de la rebelión: la revolución del paganismo tribal con el desmoronamiento del pudor, la rápida desaparición de las fórmulas de cortesía… que busca tribalizar también la esfera espiritual.[6]

La obra de Lutero básicamente consistió en el desmantelamiento de toda la base de la Iglesia, tal como se había afirmado durante los quince siglos precedentes a su rebelión.

Con la teoría del sacerdocio de los fieles sembró la semilla del moderno igualitarismo, que devino en otras desconstrucciones doctrinales como la abolición del celibato eclesiástico, la secularización de la vida diaria eliminando festividades religiosas, el abandono de la ley canónica, etc. Dio a luz al desprecio por el derecho natural, la ruptura entre cristiano y ciudadano, y la adoración del Estado.

IV. Jesucristo Rey del Universo, la fiesta anti-Lutero

Desde la rebelión de Martín Lutero, los protestantes celebran el domingo anterior al 31 de octubre el Domingo de la Reforma.

EL Papa Pío XI al instituir la fiesta de Jesucristo Rey del Universo, en 1925, había decretado «que se celebre en todas las partes de la tierra el último domingo de octubre, esto es, el domingo que inmediatamente antecede a la festividad de Todos los Santos».[7] Trasladada, tras el Vaticano II al último domingo del año litúrgico.

«De esta manera los misterios de la vida de Cristo conmemorados durante el año terminarán y quedarán coronados con esta solemnidad de Cristo Rey, y antes de celebrar la gloria de Todos los Santos, se celebrará y se exaltará la gloria de Aquel que triunfa en todos los santos y elegidos».[8]

El plan de Satán, de la Revolución, de los enemigos de Cristo, es eliminarlo definitivamente de la sociedad, de las familias, de los individuos, para levantar un orden de cosas en el que El deje de ser el fundamento: «¡No queremos que Este reine sobre nosotros!».

Así Pío XI en su extraordinaria encíclica Quas primas llamó peste a la ideología laicista, denunciando con claridad profética que ésta comienza por negar la soberanía de Cristo sobre todas las gentes, y que consecuentemente con sus malvados intentos se niega a la Iglesia, el derecho, que es consecuencia del derecho de Cristo, de enseñar al linaje humano, de dar leyes, de regir a los pueblos, en orden -claro es- a la bienaventuranza eterna y equiparando ignominiosamente a la Iglesia, Cuerpo místico de Cristo, con las falsas religiones. Aún más, el Pontífice alertaba ya de los intentos de sustituir la religión divina por una cierta religión natural, por un cierto sentimiento natural. Ni tampoco faltaron naciones que juzgaron poderse pasar sin Dios y hacer religión de la impiedad y del menosprecio de Dios. Luminosas y proféticas enseñanzas del Papa Ratti.

El dogma de Cristo Rey es sinónimo del dogma «Fuera de la Iglesia no hay salvación», es sumisión a su Doctrina y a su enseñanza: «Reino de Verdad y de Vida». «Soy Yo el camino, y la verdad, y la vida; nadie va al Padre, sino por Mí» (Jn 14, 6).

Quién mejor para cerrar este artículo que un grande: Emilio Castellar:

Oíd jóvenes, estaban en el Capitolio de Roma, todos los dioses que entonces adoraba el mundo, allí estaba el Isis y Osiris de los egipcios, allí el Baal y la Melita de los babilonios, allí el Ormuzd y el Ahrimán de los persas, allí el Júpiter y la Venus de los griegos, allí el Baco y el Jano de los romanos, allí estaban sobre aquellos pedestales de mármol recibiendo las adoraciones y la sangre de los sacrificios de la humanidad, de pronto se abre de par en par la puerta del augusto templo y entra un misterioso personaje: lleva sobre su cabeza una corona de espinas, sobre su espalda arrastra una pesada Cruz, avanza lentamente, dejando detrás de sus pisadas las huellas de su sangre, llega al centro del famoso templo y yergue con magnifica majestad su cabeza y exclama: Ego sum veritas = Yo soy la Verdad, y aquellos dioses falsos del paganismo se bambolean, se derrumban, caen, se convierten en polvo, y el misterioso personaje avanza, y sobre aquél polvo de todas las falsas divinidades del mundo pagano, levanta Él su altar y dice a las generaciones humanas que pasan: Ego sum veritas, Ego sum caritas, Yo soy la Verdad, Yo soy el Amor, y el mundo regenerado y redimido cayó de rodillas delante de Jesucristo, porque era la Verdad y era la Caridad, es decir, era el Verdadero Dios.

Germán Mazuelo-Leytón

[1] VILLA, P. LUIGI, La teología de Martín Lutero.

[2] Cf.: CORREA DE OLIVEIRA, Prof. PLINIO, Lutero: ¡No y no!

[3] JEREMÍAS 2, 20.

[4] Cf.: SÁENZ S.J., P. ALFREDO, La realeza de Cristo y la apostasía del mundo moderno.

[5] Ibid.

[6] MAZUELO-LEYTÓN, GERMÁN, La revolución conduce la nueva Iglesia. http://adelantelafe.com/la-revolucion-conduce-la-nueva-iglesia/

[7] PIO XI, Encíclica Quas primas, nº 30.

[8] Ibid.: nº 31.

Germán Mazuelo-Leytón es conocido por su defensa enérgica de los valores católicos e incansable actividad de servicio. Ha sido desde los 9 años miembro de la Legión de María, movimiento que en 1981 lo nombró «Extensionista» en Bolivia, y posteriormente «Enviado» a Chile. Ha sido también catequista de Comunión y Confirmación y profesor de Religión y Moral. Desde 1994 es Pionero de Abstinencia Total, Director Nacional en Bolivia de esa asociación eclesial, actualmente delegado de Central y Sud América ante el Consejo Central Pionero. Miembro de la Fundación «Vida y Familia» de su diócesis. Difunde la consagración a Jesús por las manos de María de Montfort, y otros apostolados afines

Secuencia del derrumbe

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TV Liberté - Le 29 octobre 2017

Église universelle : Correction filiale au pape François

C'est avec une profonde tristesse, mais poussés par la fidélité envers Notre Seigneur Jésus Christ, par amour pour l'Église et pour la papauté et par dévotion envers votre personne que nous sommes contraints d'adresser à votre sainteté une correction à cause de la propagation d'hérésies entraînée par l'exhortation apostolique Amoris Laetitia Ainsi commence le texte de 20 pages signé par 250 universitaires ou personnalité ecclésiastiques, dont l'abbé Barthe, et remis au Saint-Père le 11 août dernier. Cette pratique, inhabituelle dans l'Église, manifeste le trouble que suscite auprès d'un nombre grandissant de fidèles catholiques certaines initiatives du pape François. Peut-être est-ce l'heure de relire Alain Besançon : Il a pu paraître beau et même sublime de se proclamer "évêque des autres". "Évêque des siens" pour être moins sublime et plus humble est un éloge qui vaut la peine d'être recherché  ?

Église en France : Il y a 50 ans, le 29 septembre 1967 naissait le MJCF

Aujourd'hui président de Paix Liturgique, Christian Marquant, revient, comme il l'a fait dans le No 614 du 28 septembre 2017 de cette lettre électronique, sur la fondation du MJCF (Mouvement de la Jeunesse Catholique de France) le 29 septembre 1967. Quelques dizaines de jeunes du XIVe arrondissement de Paris, issus des Scouts de France, prennent alors la décision de résister à ce qu'ils considèrent comme une dérive gauchisante du scoutisme tout en menant une réelle action missionnaire auprès des jeunes. C'est cette intuition-enthousiasme missionnaire conjugué à une résistance à l'apostasie et à la révolution ambiantes- qui se concrétisera dans la fondation officielle du MJCF le 7 juin 1970.

Église en Marche : célébrer la fête du Christ-Roi

L'Église fête, cette année, le 29 octobre dans l'ordo traditionnel et le 26 novembre dans le nouvel ordo la fête du Christ-Roi. Prêtre de l'Institut du Christ-Roi Souverain- le chanoine Guitard explique les origines, les raisons et l'actualité de cette célébration voulue par le pape Pie XI et institutionnalisée par l'encyclique Quas Primas du 11 décembre 1925. Parce que le Christ est hier, aujourd'hui et demain roi des cœurs, des intelligences, des volontés et… des sociétés.

Vous pouvez aussi voir l'émission ci-dessus sur le site de TV Liberté : https://www.tvlibertes.com/2017/10/29/19781/christ-roi



26e Fête du Livre, dimanche 10 décembre

à Grand'Maisons (Villepreux, Yvelines), dimanche 10 décembre de 11h à 19h.


Editeur : Renaissance Catholique
http://www.renaissancecatholique.org

El Vaticano de Bergoglio celebra la Revuelta Protestante con un sello

El Vaticano de Bergoglio celebra la Revuelta Protestante con un sello

El Vaticano de Bergoglio celebra la Revuelta Protestante con un sello

Esto es asqueroso. Ni siquiera fingen que sea una celebración verdadera de Lutero, tal y como deja claro la reproducción de la imagen hagiográfica de Lutero y Melanchton.

Es la misma jerarquía que expulsa de la catedral de Bruselas a unos pocos jóvenes por rezar el Santo Rosario delante de un pastor luterano, al considerarlo "agresiones" que "ofenden" a los herejes.

(Artículo original)

Edición en español del prestigioso blog tradicionalista internacional RORATE CÆLI especializado en noticias y opinión católica. Por política editorial no se permiten comentarios en los artículos

Info

lundi 30 octobre 2017

STILUM CURIAE – Papi e Dintorni. Marco Tosatti

STILUM CURIAE – Papi e Dintorni. Marco Tosatti

STILUM CURIAE

AMOR PERDUTO DI ANTONIO SOCCI. PER CAPIRE DANTE CATTOLICO, E RICORDARCI CHE L'INFERNO C'È. E SE C'È, FORSE NON È VUOTO…

Marco Tosatti

Amor Perduto si chiama l'ultimo libro di Antonio Socci: un'avventura coraggiosa, e bellissima, di tradurre l'Inferno di Dante in prosa, una prosa che spesso non dimentica la poesia, ma che la spiega, la rende comprensibile, soprattutto nei suoi passaggi più elaborati, carichi di riferimenti che forse erano ovvii o quasi a molti all'epoca della Commedia, ma che inevitabilmente si offrono carichi di oscurità al lettore di oggi. Giustamente Socci lancia un'idea provocatoria: che è quella di imparare la Divina Commedia a memoria, perché questo è il solo modo di penetrarvi, facendo rotolare versi e canti sulla lingua, quasi essere permeati. Chi scrive afferma che – pur con tutta la difficoltà dell'impresa – Socci ha ragione: nella sua pochezza chi scrive ne ha imparato, per suo gusto e desiderio, quando era ragazzo, diversi brani. E indubbiamente sono una ricchezza e un vera risorsa, li si sente "propri" come non accade nella semplice lettura. Ciò detto, credo che più semplicemente sia molto godibile la lettura dei due testi affiancati: quello originale, e la traduzione compiuta con "Amor Perduto".

Poi c'è, oltre al testo, l'Introduzione. Che è anch'essa da leggere attentamente, soprattutto se si è cattolici, o si pensa di esserlo. Perché di questo, giustamente si tratta: della discrasia fra un'identità affermata, e la sua realtà esistenziale, e di fede. E qui naturalmente ritroviamo tutto l'Antonio Socci che conosciamo. Quello che altri sussurrano,  Socci lo grida. È il suo modo di essere, bellissimo secondo noi, da vero toscano privo, grazie a Dio, di rispetti umani e ipocrite viltà.

Quello che c'è da dire si dice, al mondo al Papa e all'imperatore e anche – con il dovuto rispetto – al buon Dio. Ché al dio dei toscani può anche capitare di fare una bischerata. E allora è giusto e fraterno farglielo notare, no?

Così, se Romano Guardini accenna alla possibilità di una reale visione avuta da Dante come origine del suo viaggio, Socci lo afferma con maggiore vigore:

"Si potrebbero fare diverse ipotesi, tuttavia è doveroso privilegiare quella dichiarata apertamente dallo stesso Dante: un fatto storico, cioè una visione di Beatrice dopo la morte della ragazza. Lo ha capito Romano Guardini che, nel suo memorabile saggio su Dante, racconta di aver avuto, un giorno, d'improvviso, l'intuizione che gli ha dischiuso l'enigma. Accadde quando realizzò che 'il concetto di visione è fondamentale per comprendere la Divina Commedia'.Guardini afferma di ritenere che 'nella storia interiore della genesi della Divina Commedia esperienze di tipo visionario abbiano avuto una parte determinante. Questa opinione' – riprende Guardini – 'è un'ipotesi che non può essere fondata su documenti, tranne che sulla già citata conclusione della Vita Nuova. La sua verosimiglianza può essere dimostrata unicamente con il fatto che essa è in grado di chiarire il carattere del poema meglio di ogni altra possibile ipotesi'. A me non pare che una così limpida affermazione di Dante, come quella che conclude la Vita Nuova sia una prova da poco o una 'informazione' che si possa facilmente snobbare, anche perché – fra l'altro – egli era un cattolico vero, difficilmente poteva fingere o mentire su cose sacre e conosceva bene la portata spirituale di quello che stava scrivendo".

"Amor Perduto" è l'Inferno dantesco. Già, l'Inferno…ascoltando molta gente di Chiesa oggi sembra che l'Inferno non ci sia più, chiuso, delocalizzato, dismesso.

Diceva il card. Ratzinger a Vittorio Messori:

"Il fatto è che oggi tutti, anche nel clero, ci crediamo talmente buoni da non poter meritare altro che il paradiso. Siamo impregnati di una cultura che, a forza di alibi e di attenuanti, vuol togliere agli uomini il senso della loro colpa, del loro peccato". E aggiungeva: Lo osservi: tutte le ideologie della modernità sono unite da un dogma fondamentale. E, cioè, la negazione di quella realtà che la fede lega all'Inferno: il peccato. Eppure è proprio per salvarci dalla drammatica e incombente possibilità della dannazione eterna che il Figlio di Dio è venuto sulla terra a morire con un supplizio orribile. Ma nei tempi moderni si preferisce glissare su un pericolo così angosciante".

E Paul Claudel, un autore che forse dovrebbe essere riletto quotidianamente da preti, vescovi e papi: "Una cosa mi turba profondamente ed è che i sacerdoti non parlano più dell'Inferno. Lo si passa pudicamente sotto silenzio. Si sottintende che tutti andranno in cielo senza alcuno sforzo, senza alcuna convinzione precisa. Non dubitano nemmeno che l'Inferno sta alla base del cristianesimo, che fu questo pericolo a strappare la Seconda Persona alla Trinità e che la metà del Vangelo ne è piena. Se io fossi predicatore e salissi in cattedra, proverei in primo luogo il bisogno di avvertire il gregge addormentato dello spaventoso pericolo che sta correndo".

Eppure, fa notare Socci, l'esistenza dell'inferno è una garanzia di libertà, per gli uomini; è la conferma della loro capacità e possibilità di scelta.
Dante ci ha provato. "Ma Dante era un cattolico vero e per questo non poteva cadere nella papolatria", ricorda Socci, perché cattolicesimo è libertà dal clericalismo: "Proprio il suo cattolicesimo gli consentiva questa assoluta libertà dal clericalismo e dal bigottismo: il vero cattolico sa distinguere la funzione dalla persona e sa che la persona – anche se ricopre il più alto ufficio ecclesiastico – non è affatto impeccabile e deve anch'essa salvarsi l'anima".



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El cardenal Brandmüller asegura que es 'imposible' cambiar la enseñanza de la Iglesia sobre la anticoncepción | InfoVaticana

El cardenal Brandmüller asegura que es 'imposible' cambiar la enseñanza de la Iglesia sobre la anticoncepción | InfoVaticana

El cardenal Brandmüller asegura que es 'imposible' cambiar la enseñanza de la Iglesia sobre la anticoncepción

El prelado ha motejado de 'imposible' que la Iglesia altere las enseñanzas de Humanae Vitae, a la que no ha dudado en referirse como un 'documento doctrinal verdaderamente profético'.

En un momento en que las tradicionales enseñanzas de la Iglesia respecto a la anticoncepción son materia de infatigable y cáustica crítica, el cardenal Walter Brandmüller – uno de los firmantes de la 'dubia' respecto a las implicaciones doctrinales de la exhortación apostólica 'Amoris Laetitia' – ha salido a la palestra con afán de arrojar algo de luz a la cuestión.

De esta manera, en una conferencia que ha tenido lugar este sábado en Roma bajo el título 'Humanae Vitae a sus 50 años', el purpurado ha aseverado que la enseñanza de la Iglesia respecto a la anticoncepción recogida en la encíclica de Pablo VI 'Humanae Vitae' constituye un 'ejemplo extraordinario' del modo en que 'la verdad de la fe' se desarrolla mientras 'continúa siendo idéntica a sí misma'.

En este sentido, el cardenal Brandmüller ha motejado de 'imposible' que la Iglesia altere las enseñanzas de la mentada encíclica, a la que no ha dudado en referirse como un 'documento doctrinal verdaderamente profético'. Una imposibilidad que, de acuerdo con él, deriva de la inmutabilidad de la fe de la Iglesia.

'Humanae Vitae proporciona un ejemplo extraordinario del funcionamiento del proceso de paradosis, que significa la transmisión de la doctrina de la Iglesia. Cunado la verdad de la fe es recibida, adoptada y transmitida, lo que ocurre es que lo que se recibe, cuando se adopta y transmite, responde a una comprensión más profunda y una expresión más precisa de las necesidades del presente respectivo, sin dejar de ser idéntico consigo mismo', ha asegurado el prelado.

'En todo esto, la contradicción entre el pasado y el presente es imposible: es el Espíritu Santo quien actúa en la Iglesia de Jesucristo para guiar este proceso de paradosis. Es el Espíritu Santo quien garantiza que la fe de la Iglesia desarrolle en el transcurso del tiempo una intuición formulada por san Vicente de Lerins en el año 430 y desarrollada por el Beato John Henry Newman', ha añadido el cardenal Brandmüller, que explica la inalterabilidad del mensaje de la Iglesia arguyendo que también 'una persona adulta continúa siendo idéntica al niño que era en el pasado', pese a su desarrollo.

El cardenal Brandmüller es un egregio experto en historia de la Iglesia. No en vano, presidió la Pontificia Comisión de Ciencias Históricas y ha publicado ingentes libros sobre la Inquisición Española, las Cruzadas y la Reforma.

Combatir el modernismo y el espíritu del mundo

Tal y como recoge Infocatólica, el purpurado también ha insistido en la idea de que la Iglesia debe resistir a las presiones de las iglesias protestantes y del mundo; presiones que, entre otros fines, persiguen que adopte la modernista 'moral de la situación' y, en consecuencia, acepte la anticoncepción como éticamente legítima.

Recordemos, en este sentido, que la Iglesia condena el uso de anticonceptivos en toda circunstancia, incluso en el matrimonio. Y es que, además de ser símbolo de entrega amorosa total entre los cónyuges, el sexo debe estar abierto a la vida, lo que invalida el uso de medios artificiales encaminados a erradicar su potencial fertilidad.

Des laïcs catholiques ressuscitent l'Académie pour la Vie de Jean-Paul II

Le Salon Beige - blog quotidien d'actualité par des laïcs catholiques: Des laïcs catholiques ressuscitent l'Académie pour la Vie de Jean-Paul II

Des laïcs catholiques ressuscitent l'Académie pour la Vie de Jean-Paul II

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30 octobre 2017

Lu ici :

"Des laïcs catholiques ont ressuscité l'Académie pour la vie de Jean-Paul II après que le Pape François a nommé des apologistes de l'avortement à l'Académie pour la Vie parrainée par le Vatican.

L'annonce a été faite par le professeur Josef Seifert lors d'une conférence sur Humanae Vitae à Rome le 28 octobre.

Le professeur Seifert est le premier président de l'Académie, nommée Académie Jean-Paul II pour la vie humaine et la famille. Elle servira les mêmes objectifs que l'originale, à savoir la "défense de la vie humaine dans toutes ses étapes" et "l'étude du mariage". Ce sera une organisation non gouvernementale indépendante mais, contrairement à l'Académie de la vie du Vatican, elle agira en stricte conformité avec la foi catholique."

Posté le 30 octobre 2017 à 13h41 par Michel Janva | Catégorie(s): L'Eglise : Le Vatican

RORATE CÆLI: Catholics praying Hail Mary removed by Police from Brussels Cathedral during "Reformation Celebration"

https://rorate-caeli.blogspot.com/2017/10/catholics-praying-hail-mary-removed-by.html

La feroz descristianización de la Revolución francesa

La feroz descristianización de la Revolución francesa

La feroz descristianización de la Revolución francesa

A lo largo de la Historia ha habido grandes revoluciones por odio a la fe para socavar los cimientos de la cristiandad. Los cristianos han sido perseguidos con saña y crueldad. Numerosos mártires dieron su vida por defender la religión católica.

Una de las más importantes sin duda fue la Revolución francesa y la Ilustración, que intentó desterrar a Dios de la sociedad y entronizar a la diosa razón y al hombre como la medida de todas las cosas. Justamente la antítesis de la sociedad teocéntrica medieval, que fue la época de mayor esplendor de la cristiandad.

La Revolución francesa, como todo en la vida pasó, pero el veneno de sus ideas inmanentistas permanece hasta nuestros días y se entremezcla con la ponzoña de otras grandes revoluciones como la comunista o la de mayo de 68.

Javier Paredes, catedrático de Historia Contemporánea de la Universidad de Alcalá, nos habla en profundidad del feroz ataque que supuso la Revolución Francesa a la cristiandad y sus graves consecuencias.

¿Cuál fue el caldo de cultivo en Europa en el que se fue fraguando la revolución francesa ya desde siglos atrás?

La cultura de la cristiandad representada por Santo Tomás de Aquino entiende un punto fundamental, que Dios es creador y providente. Dios ha creado al mundo, ha creado al hombre y por lo tanto el hombre es una criatura dependiente de Dios, que debe obedecer sus mandatos. Dios ha creado al hombre para que le sirva, le ame y después sea feliz con él en el Cielo. Este concepto se rompe en el siglo XVI por medio de Lutero que introduce una nueva idea frente al hombre como criatura: el hombre como ser autónomo. En su doctrina nos propone el libre examen que consiste en decir sucintamente que somos autónomos para interpretar las Escrituras, no necesitamos de ninguna autoridad eclesiástica que nos diga cómo interpretar la Palabra de Dios. Podemos prescindir del Magisterio y de la Tradición. Esto lo oyen los campesinos alemanes en 1525 y se hacen la siguiente composición de lugar: "Si nadie me puede decir a mí lo que yo tengo que hacer en materia religiosa muchísimo menos nadie me podrá decir lo que debo hacer en materia política". Así surgen las revoluciones campesinas de 1524 y 1525.

Como Lutero necesita el apoyo de los príncipes alemanes para separarse de Roma escribe una obra que lleva por título Contra las hordas asesinas y ladronas del campesinado. Rectifica y afirma que eso del libre examen sólo es patrimonio del príncipe, no del resto de la población. Y propone exterminar como a perros a los campesinos sublevados y cómo consecuencia viene la represión del levantamiento campesino de aquellos años, que provoca entre 100.000 y 135.000 muertos en Alemania.

Así empiezan las guerras de religión en los Estados confesionales y se llega a una solución de paz en 1555, la paz de Augsburgo. Se adopta un nuevo lema: Cuius regio, eius religio, que quiere decir según sea la religión del rey, así va a ser la religión de los súbditos.

¿Cuál es la situación concreta en Francia el año de la Revolución francesa?

En 1789 en Francia reina Luis XVI y en la Iglesia Pío VI. Francia tiene en esos momentos 26 millones de habitantes, de los cuáles prácticamente todos son católicos excepto 500.00 protestantes y 40000 judíos. Los católicos se distribuyen en las 139 diócesis que tiene Francia en esos momentos. Hay 40000 parroquias atendidas por 70000 sacerdotes seculares. Hay además 30000 religiosos y 40000 religiosas. La religión católica no es una religión intimista sino una religión sacramental que precisa de los sacerdotes para confeccionar y distribuir los sacramentos. Por lo tanto, la persecución va a ir dirigida contra los sacerdotes. A cada sacerdote le toca atender a unos 360 habitantes. Hay en Francia unos 25 millones y medio de católicos practicantes, que reciben los sacramentos, cumplen con el precepto dominical y con el pascual. Es un clero con buena formación doctrinal y con buenas costumbres con respecto a lo que sucedía en épocas pasadas. Aunque es un clero que empieza a hacer ciertas concesiones que se traducen en la falta de austeridad y en la falta de piedad. Las crónicas de entonces dicen que en algunos monasterios benedictinos ya se permite tomar té y café y que incluso salen a fumar al Sena por las noches. Cuando el clero afloja en la austeridad también afloja en la piedad. Por eso luego veremos a algunos clérigos comprometidos en la destrucción de la Iglesia. La iglesia se ocupa de la atención de hospitales y sobre todo de la enseñanza.

La situación del clero en Francia está regida por la Alianza del Trono y el Altar…

Así es, pero ello no quiere decir que se confundan el ámbito secular y el ámbito eclesiástico. En este ambiente quien domina la opinión pública son los enciclopedistas. Diderot escribe una novela de gran difusión en Francia titulada La religiosa. Afirma que en los conventos las religiosas están a la fuerza. Incluso en esta novela acusa a los mismos padres de encerrar a sus hijas en el monasterio, cosa a todas luces falsa. Lo que ocurre es justo lo contrario que suelen los padres los que impiden la entrada en el convento de sus hijas. Además, se empiezan a difundir una serie de ideas que podemos encontrar en los cuadernos de quejas del clero de Paris. Aquí vemos que Francia escribe la revolución antes de hacerla. En los cuadernos de quejas hay ya ideas inspiradas por sociedades y logias masónicas. En el cuaderno de quejas del Chalet de Santón una de las cosas que se piden es que todos los clérigos se casen. Se escribe textualmente: "la ternura de sus esposas despertaría la sensibilidad de sus corazones, la gratitud y compasión propias de la naturaleza humana y que se han visto sofocados en los votos de castidad y obediencia en casi todos que los han pronunciado".

Otra de las ideas que empiezan a surgir en esta época es lo que se conoce con el nombre de richerismo. Edmund Richer decía que, si bien los obispos descienden de los apóstoles, los sacerdotes son los descendientes de esos 72 discípulos que Cristo mandó a predicar por todo el mundo. Por lo tanto, tienen tanta autoridad los sacerdotes como los obispos. En el fondo lo que dice Richer es que la autoridad de los obispos frente a una reunión de sacerdotes queda diluida.

Otra cosa que se difunde entonces son las ideas galicanas que vienen a decir que la reunión de los obispos de una nación, concretamente de Francia, tiene tanta autoridad o más que la que tiene el Papa. De manera que así es como se llega a los Estados Generales donde queda diluido el poder de los obispos porque el estamento clerical entre sus diputados tiene 208 sacerdotes y sólo 47 obispos.

La fase siguiente es decretar que no se va a discutir por estamentos sino de manera individual (Juramento del Juego de Pelota 20-6-1789). Los Estados Generales el 30 de junio de 1789 quedan convertidos en Asamblea Nacional que se proponen dar a Francia una Constitución. Es decir, no nos sirven las leyes anteriores y se crea una Constitución. Esto va a afectar a la estructura de Francia, que como hemos dicho era la alianza del Trono y el Altar.

¿Cuándo empiezan a menoscabar de forma explícita los derechos de la Iglesia?

Mientras se redacta esta Constitución salen decretos importantes como fue la abolición del régimen feudal, de los derechos de los señores. Esto va a afectar a la Iglesia porque suprimidos los derechos feudales también se suprimen los diezmos. Uno de los nobles, hijo de Emile du Châtelet, famosa por ser matemática física y sobre todo por ser la querida de Voltaire, al quitarle los derechos de caza decide prohibir los diezmos, que era la contribución que los fieles daban a la Iglesia. De esta manera le quitabas a la Iglesia un recurso para poder vivir y afrontar sus necesidades.

Un obispo, Charles de Talleyrand dice que la Iglesia tiene muchas riquezas y que tiene que darlas al Estado para que éste las administre. Isaac Le Chapelier argumenta que no se le quitan los bienes a la Iglesia, sino que se recuperan porque la Iglesia no es dueña sino depositaria. A partir de ahora el depositario va a cambiar y es el Estado el que va atender a los pobres en sus necesidades.

Charles de Talleyrand, que no tuvo nunca vocación, deja el obispado y se convierte en uno de los políticos más importantes. Se acabó casando con Catherine Grand obligado por Napoleón. La feliz pareja se instala en el castillo de Valençay, donde abunda el lujo.

Talleyrand va a ejercer como obispo en la Fiesta de la Federación, que es una fiesta importante en este proceso de descristianización. Va a hacer la penúltima ceremonia como clérigo. Celebra en los Campos de Marte ante más de 100.000 franceses una Misa. Pero la Misa se celebra ya en el altar de la Patria. Vamos viendo como el Estado se va apropiando de la Liturgia católica y ahí es donde todos prestan el juramento a la nación. El siguiente paso es la prohibición de emitir votos solemnes a las órdenes contemplativas que no tienen utilidad social. Las que se dedican a la enseñanza y hospitales tienen votos simples y a estas de momento se les tolera hasta que Le Chapelier dicta una orden de la supresión de los gremios.

De los conventos masculinos es donde salen más religiosos. De los conventos femeninos apenas hay defecciones, se cuentan con los dedos de una mano. Una de las que sale es la Hna Providencia, Margarit Hébert. Acabará casándose con el personaje más anticlerical y más radical de la revolución francesa Jacques-René Hébert, fundador de un periódico "Le Père Duchesne". Este diario va a contribuir a transmitir ideas anti religiosas y va a contribuir a la persecución y las matanzas de los sacerdotes.

Perseguidas las órdenes religiosas nos quedaba el clero secular, el clero de las parroquias y eso se hace mediante la Constitución Civil del Clero, que convierte al clero secular en funcionarios. De manera que ahora los obispos los van a elegir las asambleas parroquiales sin que el Papa pueda decidir nada. El Santo Padre declara como cismática esta Constitución. El problema es que se obliga al clero a jurarla. Todos los sacerdotes deben jurar y acatar esta constitución.

Hay una división entre el clero juramentado y el clero refractario…

Sí, pero de todos los obispos que había en Francia sólo juran esta constitución 7 obispos y de ellos sólo 4 tienen una diócesis en propiedad.

Las cosas en Francia se complican en 1792 porque tiene lugar el asalto a las Tullerías y la proclamación del fin de la Monarquía y el principio de la República con Luis XVI en la prisión del Temple. Del 2 al 5 se producen las matanzas de septiembre. Masacran a la Guardia Suiza que custodia el Palacio y exterminan a unas 1300 personas de las cárceles de París, donde había muchos sacerdotes que no habían querido jurar la Constitución. Uno de los crímenes más conocidos fue el de una alta aristócrata, que estaba en la cárcel. Va a ser violada, descuartizada e incluso tienen el mal gusto de cortarle la cabeza, llevarla a un peluquero, clavarla en la pica y llevársela a María Antonieta de la que era muy amiga. Todo esto bajo el lema de Libertad, Igualdad, Fraternidad.

Otro de los puntos clave en el proceso de descristianización de Francia es la introducción de la ley del divorcio y la laicización del Estado. A partir de ahora tendrán que dejar de llevar los registros de bautismo y de matrimonio. Los curas juramentados sólo podrán dar la bendición después de que se casen en el Ayuntamiento. Eso quiere decir que los sacerdotes juramentados están obligados a bendecir gente que se haya divorciado o incluso sacerdotes ya casados.

Es un ataque continuo a los principios. Ya no tenemos órdenes religiosas, ya tenemos un clero cismático y condenado por el Papa que depende del Estado. La sociedad civil tiene descristianizada la familia por la ley del divorcio.

Esto va a provocar una reacción en la región de la Vendée…

Así es. Esta región se levanta en armas durante siete años. No es sólo una sublevación política, sino que luchan al grito de viva el Rey y los buenos sacerdotes, es decir en defensa de los curas que no han jurado la Constitución.

La represión contra esa zona que se levantó en defensa de la religión fue feroz. Una de las represiones más famosa es la que se conoce como los matrimonios republicanos que consistía en atar desnudos a un hombre y a una mujer y ahogarlos en el río Loira. A veces incluso el hombre era un sacerdote o religioso. Luis XVI y su esposa van a ser guillotinados.

Eliminados todos los sacerdotes fieles queda la posibilidad de crear una nueva religión una vez que José Fouché da la orden de arrasar los templos…

En esta nueva religión se da culto a diosa razón, que va a estar representada por madeimoselle Maillard, una bailarina de la ópera y de los prostíbulos que tenían los altos jerarcas y aristócratas de la Corte.

La diosa razón, encarnada esta bailarina, es entronizada en la catedral de Notre Dame. La propia Maillard mientras es paseada en andas pisotea un crucifijo por lo que acentúa todavía más el carácter blasfemo y sacrílego del acto. Ante esta situación a los católicos franceses no les queda más que entregarse a un culto de catacumbas. Las Misas se celebran a escondidas en los bosques y donde se puede.

Otro elemento importante para descristianizar la sociedad es la incautación del tiempo. A partir de ahora él tiempo no tendrá como referencia el nacimiento de Cristo, plenitud de los tiempos, sino la proclamación de la República. 1792 pasa a ser el año 1 cuando se proclama la República. Los nombres de los meses empiezan a adoptar elementos de la naturaleza. Los meses van a tener 30 días, pero no 4 semanas sino 3 décadas y la fiesta es el último día de la década. Lo hacen para hacer desaparecer el domingo, que deja de ser festivo. Cada día deja de estar dedicado a un santo y se dedican a un producto del campo o a un mineral. No es nada inocente, pues el 24 de diciembre es el día del azufre y el día 25, que es el día de la Natividad del Señor, es el día del perro.

Ya han suprimido a Dios por completo de la sociedad, pero ven necesario que el pueblo conserve cierta idea vaga de lo trascendente.

Robespierre ve que el ateísmo no les lleva a ningún sitio, que provoca desorden social y descontrola la sociedad y crea la fiesta del ser supremo. Dios pasa a ser un aglutinante social y se decreta que a partir de ahora los franceses crean en dos cosas: en la existencia del ser supremo y en la inmortalidad del alma. En la fiesta del ser supremo Robespierre quema una estatua de cartón que representa el ateísmo.

Finalmente, cuando acaba la época del terror viene una época más tranquila, pero igualmente con persecución, es la época del Directorio. Los sacerdotes que no obedezcan esta religión del Estado van a ser deportados a la Guayana.

Javier Navascués

Ha trabajado como redactor en el Periodico de Aragón y Canal 44 de Zaragoza y como locutor y guionista en diferentes medios católicos como NSE, EWTN, Radio María etc...y últimamente en Agnus Dei.